Folorunso Alakija
Son réseau de couturière lui a ouvert le pétrole — et l'État lui en a repris la moitié.
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D'où il part
Secrétaire dans une banque, elle part étudier la mode à Londres, revient et fonde sa maison de couture dans les années 1980. Sa clientèle est celle des plus hautes sphères nigérianes, dont l'épouse du chef de l'État de l'époque.
Le geste qui change tout
En 1993, elle dépose une demande de licence de prospection pétrolière pour un bloc offshore, OPL 216 — qui se révélera être l'un des champs les plus riches du pays. Sa société Famfa l'obtient.
N'ayant ni les moyens ni le métier pour forer, elle s'associe en 1996 à un opérateur pétrolier à qui elle cède 40 % du bloc. C'est ce partage qui rend le gisement exploitable : une licence qu'on ne sait pas exploiter ne vaut rien.
Ce que ça a coûté, et ce que ça ne prouve pas
Il faut le dire clairement : cette licence a été obtenue par une relation directe avec le pouvoir. Ce n'est pas une méthode, et ce n'est pas reproductible — présenter cela comme une recette enverrait des gens perdre leur argent et pire.
La suite le montre : après la découverte du pétrole, l'État a repris 40 % de sa part, puis 10 % de plus. Ce qu'un pouvoir accorde, un pouvoir le reprend. Une fortune bâtie sur une faveur reste à la merci de celui qui l'a faite.
Ce que tu peux en faire
Le seul élément transposable est le partage : elle détenait un actif qu'elle ne savait pas exploiter, et elle en a cédé une grande part à qui savait. Garder 100 % de ce qu'on ne peut pas faire tourner, c'est garder 100 % de rien.